Le TRIO EXIL, emmené par le pianiste deux-sévrien Josselin Arhiman, propose une musique construite comme une série de tableaux.

Autour d'une écriture fine et sensible, s'articule une improvisation aérienne où la musique prend le temps d'exister librement, pour tendre vers le simplement beau. Un jazz libre, précis, sincère, généreux ...

Né en 2013, le trio sort un premier EP, "EXIL", en 2014, puis un "opus 2" en 2016.


 Josselin Arhiman
Piano, Composition

©seb gaudronneau

 Pierre Chastel
Batterie

©seb gaudronneau

 Alexis Coutureau
Contrebasse

©seb gaudronneau


« Cela fait quelques années que je projetais d'interpréter mes compositions personnelles dans la forme du trio piano/contrebasse/batterie, que j'affectionne particulièrement. Armé de patience, j'ai finalement trouvé deux compagnons sur mesure pour interpréter une musique fidèle à l'univers que je veux dégager de mes compositions au sein de ce trio.

Un trio, trois personnalités, trois façons différentes et complémentaires d'aborder l'improvisation.

Alexis Coutureau est dans l'instant, dans un geste, dans une énergie. Guidé par ce qu'il appellerait le « flux d'énergie », son jeu de contrebasse est lyrique, son instinct de la mélodie et du son très affûté. Autant de qualités qui rendent ses interventions toujours pertinentes.

Pierre Chastel est dans le jeu, dans l'action. Il a un son de batterie raffiné, son placement rythmique est simple et efficace. Pierre joue avec spontanéité, puis s'adapte avec souplesse et finesse aux situations.

Quant à moi, j'ai l'impression d'être dans le placement, dans la structuration, dans l'analyse. Soit rares, soit répétitives, mes interventions ne sont jamais placées au hasard. Mes harmonies sont parfois morcelées, parfois sacrifiées à la monodie, mais finalement toujours vers une vrai forme de consonance et de poésie.

Un vrai son de groupe, une écoute omniprésente pendant le jeu, au service d'une véritable cohésion.

J'aime dans ce trio la sensibilité qui se dégage de notre conversation et constitue notre lieu commun. Est-ce dû à une certaine forme de fragilité ? À « un désir répété d'essayer » ? L'écoute extrême qu'il y a entre nous dans le jeu constitue notre point d'équilibre. Les silences savent s'imposer naturellement et se faire apprécier, tout comme les rendez-vous collectifs. J'ai l'impression paradoxale qu'avec ce trio, tout peut arriver, mais que nous arriverons toujours dans la direction que nous nous serons donnés.

Poétique, libre, vivante, mêlant compositions personnelles et improvisation, la musique du Trio Exil est construite comme une série de tableaux. Les compositions que je propose tiennent ce rôle. Elles permettent de donner un fil conducteur à notre répertoire, tout en nous laissant la possibilité de nous évader librement.

Actuellement nous comptons deux opus dans notre répertoire  : « Exil », créé en avril 2014 et « Genèse » créé en mars 2015. Chaque pièce dure entre 35 et 50 minutes, nous pouvons les jouer dans un même concert sous forme de deux sets, ou bien nous pouvons interpréter l'une ou l'autre des deux pièces au choix pour un concert plus court.

Tableaux d'une vie, d'un sentiment, d'un être proche, d'un lieu, d'un instant pendant lequel la musique a germé sous forme d'idée, mes titres de compositions sont inspirés par mon vécu. Ce sont des humeurs capturées. La musique ne se veut pourtant pas descriptive, ni signifiante, mais elle est telle que certains auditeurs pourront peut-être créer leurs propres images, en voyageant avec nous. »


Josselin ARHIMAN, avril 2015